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get your ass immediately ! (eugen)

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MessageSujet: get your ass immediately ! (eugen) Mer 20 Aoû - 16:18

« On sera de retour dans deux jours, juste le temps du week-end. Tu veux qu'on appelle quelqu'un ou tu sauras gérer la maison tout seul ? » Te demande ta mère tandis que ton père porte la valise de ta génitrice jusque dans le coffre de sa voiture. Paul est déjà parti, lui. Il ne les a pas attendu. Réunion, hein ? Bande de cons. Toi, comme t'es le cadet, t'es forcé d'rester ici. Parce que t'es trop jeune pour accéder aux informations. Pff. N'importe quoi. Tu hausses des épaules d'un air indifférent. De la compagnie ne te ferait pas de mal. Tu commences à entrouvrir les lèvres pour répondre jusqu'à-ce que tu te rappelles de ta petite d'idée d'il y a quelques jours. Eugen. Putain. T'aurais presque oublié. Tu souris innocemment à ta mère avant de lui faire un signe négatif de la tête. Tu déposes un bref baiser sur chacune de ses joues avant de faire un signe de tête vers ton père. « C'est bon. Vous m'faites confiance, non ? De toute façon, j'suis sûr que vous avez fichu des gardes à l'entrée, même si vous savez qu'il n'arrivera rien. » Dis-tu tandis que ta mère enfile son manteau en vitesse. A laisser la porte d'entrée ouverte comme ils le font, le froid entre très vite dans la maison et cela t'exaspère. Il pleut, bordel ! Et pour un vendredi après-midi d'août, il ne fait pas si chaud. Quand c'est toi qui laisse la porte ouverte, on t'engueule. Mais quand c'est eux, on doit se taire, évidemment. Pfff. C'que tu détestes les adultes. T'espères ne pas être aussi con qu'eux quand tu seras plus vieux, vraiment. Finalement, ils ferment la porte derrière eux et entrent dans la voiture pour prendre la route, enfin. Tu pousses un soupire de soulagement, content qu'ils soient partis. Tu vas enfin avoir un week-end pour toi tout seul. Il n'est que dix-sept heures, l'heure parfaite pour regarder un film avec un énorme paquet de chips dans les bras. Tu te dépêches d'aller chercher de la nourriture avant de revenir pour mettre Wolrd War Z, un film de zombies assez raison que tu n'as, d'ailleurs, toujours pas vu. Il serait peut-être temps, histoire que tu sois à jour. Tu t'enroules dans une couverture, histoire de ne pas avoir froid avant de lancer le film tout en mangeant. Dans ce genre de moment, t'es content de faire beaucoup de sport ; ainsi, tu peux manger tout ce que tu veux, ou presque. Le film commence donc et tu sursautes dès les dix premières minutes, manquant de faire une crise cardiaque, même si tu étais sûr qu'il allait se passer quelque chose à cet instant même. Les films d'horreur te font toujours cet effet-là et, quand t'étais gosse, t'avais vraiment du mal à dormir. C'est sûrement pour ça qu't'as peur des orages ? Sûrement. Tu ne sais pas. Tout ce que tu sais, c'est que depuis que tu as fait du camping avec tes potes que t'étais gosse et qu'il y a une énorme tempête, tu ne supportes plus les orages. Les gens peuvent en rire, tu m'en fiches. Ce n'est pas comme si tu avais peur des chats ou des tortues, hein. « Et là, elle va se faire bouffer. » Dis-tu d'un air blasé, sachant pertinemment ce qu'il va se passer dans quelques secondes. Évidemment, la femme se fait mordre, mais l'acteur principal lui coupe la main pour « la sauver ». Tu souris bêtement. Ce que les scènes sont prévisibles. Tu aimerais un film innovant,  pas un truc qui suit la règle de tous les films de zombies. Est-ce trop demandé ? On dirait que oui.

Le film touche très vite à sa fin et tu te lèves en vitesse pour aller dans la cuisine, jetant au passage le petit paquet de chips que tu as mangé en regardant World War Z. Tu enfiles un tablier, histoire d'éviter de t'en mettre partout avant de commencer à cuisiner. Tu as vraiment la flemme de passer commande et de manger une pizza. Tu te prépare donc en lavant tes mains. C'que t'es sexy avec un tablier. Mais au pire, tu t'en fous. T'emmerdes les gens. T'emmerdes la vie. Tu soupires longuement avant de commencer à couper des carottes, un concombre et des surimis. T'as envie d'une salade composée, tiens. Et cette foutue salade, tu l'auras. Pas question d'appeler les cuisinières des Nylund qui sont en congés le temps du week end parce que t'as demandé à être seul. Tu laves finalement la salade avant de la mettre dans un grand bol pour la mélanger aux ingrédients avec lesquels tu veux la manger. C'est aussi simple que cela. Et si t'as encore faim, il reste pas mal de cochonneries dans les placards, le congélateur et le frigidaire. C'est parfait. Il faudra juste que t'ailles faire un long footing demain, c'est tout. Tu manges donc tranquillement, posé sur ton lit, dans ta chambre, tout en écoutant de la musique. Après avoir terminé de manger, tu balances tout dans l'évier avant de te dire qu'il faudrait peut-être que tu ailles prendre ta douche, histoire d'être tranquille. Tu prends un caleçon de rechange, un jogging et un débardeur avant de partir dans la salle de bain pour te déshabiller. Juste au moment où tu allais rentrer dans la douche, tu te retournes et enfiles un peignoir pour aller regarder un film. Tu te doucheras après, pour le moment, la télévision -'appelle. Au pire, t'es trop bien, en peignoir. Oui, t'es sans gêne. De toute façon, il n'y a personne à la maison, alors tu peux faire ce que tu veux et c'est tant mieux.

(...)

« -  Pourquoi, quand il arrive quelque chose, faut-il que ce soit toujours vous trois ? » « - Croyez-moi, Professeur, je me pose la même question depuis six ans. » Tu souris en entendant cette réplique. Il s'agit troisième film que tu regardes depuis que tes parents sont partis et pourtant, tu ne te lasses pas d'être allongé comme une grosse loque dans le canapé du salon, simplement vêtu de ton peignoir. A la base, tu voulais vraiment aller prendre une douche, hein, mais finalement, l'appel de la télévision a été plus fort. Tu t'assois tranquillement, puis passes une main dans tes cheveux. Il est presque deux heures du matin. Tu as vraiment regardé trois films et joué aux jeux vidéos toute la soirée ? Il semblerait. Mais là, tu n'en peux plus. Tu t'ennuies. Affreusement. Bizarrement, tu attrapes ton téléphone portable, posé sur la table basse du salon pour aller faire chier Eugen. Tu lui envoies un premier message ; « Tu dors ? » Avant de lui renvoyer « Ramène tes fesses chez moi. Y'a personne et je m'ennuie. Prends des affaires de rechanges, aussi. Tu squattes tout le week end ? Sauf si tu veux pas. Mais j'le prendrai mal. J't'ai rien demandé depuis l'autre jour, non ? Tu peux au moins faire ça pour moi. » Le message envoyé, tu l'appelles, histoire d'être sûr de le réveiller et lorsqu'il décroche, tu raccroches sans rien dire, souriant sadiquement. Mouahaha. Quel sadisme. Tu te kiffes tellement. Il va t'en vouloir. C'est sûr. Mais tu t''en fous. Tu montes finalement les escaliers pour te diriger vers ta salle de bain attitrée. Tu laisses couler l'eau pendant que tu enlèves ton peignoir, avant de rentrer dans la douche, commençant à rapper les paroles d'une chanson que tu as entendu pour faire passer le temps. Évidemment, tu as oublié le titre, mais ce n'est pas très grave, tu connais tout de même les paroles par cœur. Tu restes bien une demi-heure sous la douche, avant d'en sortir, bouillonnant. Tu enfiles ton caleçon, de marque Calvin Klein, évidemment. Tous tes caleçons sont de cette marque. Tu commences à enfiler ton haut, mais quelqu'un sonne à la porte. Tu fronces les sourcils, ayant complètement oublié le fait que tu aies appelé Eugen quelques temps plus tôt. Tu descends donc jusque dans le hall d'entrée, simplement vêtu de ton boxer avant d'ouvrir la porte, haussant des sourcils. « Ah, merde. J'avais complètement zappé le fait que je t'avais appelé. Bon, allez rentre ! J'ai froid. J'vais m'habiller, j'reviens. » Tu dis ça le plus naturellement du monde, comme si c'était normal d'ouvrir la porte de chez soit à moitié à poil. Mais bon, tu es sans gêne et narcissique, alors c'est tout à fait normal, pour toi.

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MessageSujet: Re: get your ass immediately ! (eugen) Mer 20 Aoû - 19:53

Eugen a décidé de se coucher tôt, ce vendredi soir-là. Il y a des soirs où toute la bande sort et où par conséquent, lui aussi est de sortie, même s'il déteste cela. Ce n'est pas tant la sortie qui le dérange que le rôle qu'il est forcé de tenir à chaque fois. En général, si on se moque de quelqu'un, ça tombe sur lui. Les gages plutôt lourds, les mélanges douteux, les pieds qui le font malencontreusement trébucher, et il en passe. Sans compter l'effroyable musique qui lui crève les tympans, les jeux de lumière fatigants... Bref, Eugen est plutôt content d'être seul ce soir. Mais il n'en profite pas vraiment. La nuit dernière, il n'a pas beaucoup dormi car ils ont veillé tard, son père et lui. Ils n'ont même pas vraiment discuté. Ils sont restés simplement ensembles, à profiter de ces moments. Surtout Eugen. Il doit l'admettre : être en vie lui plaît quand même. Il aime ces moments-là, où il est seul avec celui qui lui a tout donné, sauf la vie. Mais du coup, il ressent le besoin de se coucher tôt, et à dix heures du soir, il souhaite la bonne nuit à son père et monte se coucher, s'emmitouflant dans ses couvertures en essayant de ne pas se souvenir que Sevan s'est assis dessus, il y a quelques jours. Heureusement, le sommeil s'empare vite de lui, et cette pensée désagréable disparaît dans les brumes de la nuit.

Oui, mais voilà, alors qu'il rêve - de quoi ? il ne s'en souvient pas vraiment, c'est assez flou et emmêlé, impossible de décrire ce dont il s'agit -, un bruit étrange le tire de son sommeil et le ramène à la réalité. Eugen reconnaît alors le bruit de son téléphone. Qu'il n'éteint jamais, parce que Sevan le lui a interdit, au cas où il l'appelle. D'ailleurs, c'est son numéro qui s'affiche à l'écran. Et, même s'il n'a pas du tout envie de répondre, Eugen décroche et lance un allô embrumé. Cet enfoiré de Sevan lui raccroche au nez. Eugen grogne mais se retient de faire une remarque. Ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'habitude. Ni comme si Sevan ne s'était pas arrogé le droit de le réveiller en pleine nuit pour lui faire une mauvaise blague... Le jeune homme voit alors que celui-ci lui a envoyé deux messages. Le premier le met de mauvaise humeur : ce crétin n'a vraiment que cela à faire. Mais le second est encore pire. Eugen soupire en lisant l'ordre que vient de lui donner Sevan. Venir chez lui. C'est typiquement le genre de choses qu'il aime faire. Même sa façon de formuler les choses a le don de l'énerver. Mais il n'y peut rien. Il a reçu un ordre, alors il quitte son lit douillet et enfile ses vêtements au petit bonheur la chance. Puis il rédige un petit mot sur un post-it : je suis parti chez Sevan pour la nuit, même si je pense qu'il veut me retenir plus longtemps. Ne t'inquiète pas pour moi. Je t'aime, papa. Et il le colle sur sa porte d'entrée. Sevan lui a dit de prendre des affaires de rechange, mais Eugen n'en a pas l'intention. Il n'a pas besoin d'affaires. En fait, il a surtout l'espoir secret que comme cela, s'il feint d'avoir oublié, Sevan acceptera de le laisser tranquille pendant le reste de son week-end. Eugen descend ensuite les escaliers dans la plus grande discrétion, pour sortir de chez lui en priant pour y rentrer assez vite.

La demeure des Nylund lui a toujours paru très impressionnante. Il ne s'en approcherait pas sans un ordre de Sevan. Si tous les gardes du corps sont comme son père, ce lieu est un coupe-gorge pour un garçon comme lui. Heureusement, sa tête est connue, et ce n'est pas la première fois qu'il se rend chez eux à des heures incongrues : s'il y a quelqu'un pour surveiller, ce dont il ne doute pas, cette personne ne le prendra pas pour un intrus. Il arrive donc sans encombres à la porte d'entrée des Nylund et sonne. Après quelques instants d'attente, Sevan vient lui ouvrir, vêtu uniquement d'un boxer. La vision ne choque pas Eugen. D'accord, en général, quand il y en a un habillé et un en sous-vêtements, il occupe plutôt le second rôle. Mais Sevan est chez lui et fait ce qu'il veut. Qui plus est, il n'a pas de quoi avoir honte, on voit qu'il fait du sport, lui. Non, s'il y a une chose qui dérangerait Eugen, ce serait plutôt le fait qu'il a oublié qu'il venait de l'appeler. C'est parfaitement son genre. Il ne dit rien cependant, se contente d'entrer docilement dans le hall d'entrée. Quand la porte d'entrée se referme sur lui, il a l'impression d'avoir pénétré dans une prison. C'est encore pire que la dernière fois. Il est seul avec lui, et, pire : il est sur son territoire. Son domaine. Ses règles. Eugen déglutit à cette pensée, se retenant à grand-peine de frissonner à pensant à tout ce qu'il va lui faire subir. Pour lui, ce qui s'est passé la dernière fois n'a pas d'importance, Sevan aura déjà oublié et va se comporter de façon parfaitement normale. Il murmure un rapide bonsoir avant de rester figé comme un poteau, attendant de savoir ce que Sevan lui veut.
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MessageSujet: Re: get your ass immediately ! (eugen) Jeu 21 Aoû - 19:17

A peine sorti de la salle de bain, tu grognes. Tu dévales les escaliers en vitesse, ayant complètement oublié le fait qu'Eugen doit venir. Tu soupires et ouvres la porte d'entrée sans même prendre le temps d'enfiler un peignoir. Ton souffre-douleur se trouve devant toi, planter comme un piquet. Tu hausses un sourcil, puis lui dis d'entrer sans plus de cérémonie. Tu ne lui serres pas la main. Tu ne l'enlaces pas. Tu ne l'embrasses pas. Parce qu'Eugen n'est rien pour toi. Pas même un ami. De toute façon, tu n'as aucun véritable ami. Tu ne te confies jamais. Personne ne sait qui tu es réellement. Tu le regardes de haut en bas et fronces légèrement les sourcils. Il n'a pas pris de quoi se changer ? Ne compte-t-il pas rester ? Tu serres les poings, mais ne dis rien. Tu fais finalement demi-tour et remontes jusqu'à la salle de bain reliée à ta chambre. Tu soupires et décides d'aller devant ta penderie pour prendre d'autres vêtements. Tu enfiles alors un jean slim bordeau ainsi qu'un pull beige avant de redescendre doucement, non sans avoir laissé tes autres vêtements roulés en boule par terre. Comme si t'allais ranger. N'importe quoi. Les femmes de ménages sont là pour ça. Mine de rien, tu es plutôt content qu'il soit venu. Après tout, tu n'as pas sommeil. Tu souris faiblement, puis secoues la tête. Non. Hors de question de lui montrer que t'es, dans le fond, heureux de le voir. N'importe quoi. Jamais. Tu souffles et passes une main tremblante dans tes cheveux avant de le rejoindre. « T'veux boire un truc, Eugen ? » Lui demandes-tu gentiment en lui faisant signe de te suivre jusque dans la cuisine. Tu frémis et passant à côté de lui, le frôlant. Tu te mords le creux de la joue, puis ouvre le frigidaire pour en sortir une canette d'Ice Tea. Tu l'ouvres en vitesse après avoir refermé le frigo avec ton pied droit. «  Au pire, sers-toi, fais comme chez toi. Tu sais comment ça marche. » Dis-tu d'un air désintéressé avant de t'installer sur l'un des comptoirs de la cuisine. Tu fixes Eugen, le regard malicieux. Il ne t'a jamais déplu, Eugen. Il a beau être mince, il a beau ne pas avoir de muscle, sa taille fine est plutôt jolie à regarder. Et puis, parlons de sa gueule, aussi, tiens. Il a une tête d'ange et une tête d'enfoiré en même temps. Pourtant, il est loin d'être mesquin ou d'être un enfoiré, le gamin. C'est juste … sa tête qui est comme ça. Tu l'aimes bien comme il est d'ailleurs. Et tu ne vas pas te mentir à toi-même, tu te souviens très bien de certains de tes rêves le concernant. Tu te crispes en y repensant et fronces le nez. Beurk. Arg. Non. Jamais. Tu baisses les yeux et fixes le sol. Hors de question de revoir ses images. S'il apprend ça, il te prendra pour un psychopathe. Enfin … Pour plus psychopathe qu'il ne te prend déjà. Tu soupires, puis plantes de nouveau ton regard dans le sien. «  Pourquoi t'as pas pris ton sac ? J't'ai dit qu'tu restais dormir à la maison. J'vais rien te faire, Eugen. J'ai promis, n- ... » Commences-tu, mais tu sursautes en entendant la sonnette retentirent. Tu fronces les sourcils, te demandant qui cela pourrait bien être à cette heure-ci. Tu soupires et reposes les pieds à terre avant d'aller ouvrir. Tu te crispes en voyant deux des mecs de ta bande. Ils sourient bêtement. Tu fronces le nez et jettes un regard vers Eugen avant de les fixer à nouveau. «  J'suis occupé. R'passer dans trois jours. » Leur dis-tu froidement avant de fermer la porte à clef. Tu appuies sur l'un des boutons permettant de parler aux agents postés aux alentours de la maison. «  Faites-les dégager, j'veux pas les voir traîner par ici pour l'instant. » Murmures-tu pour qu'Eugen n'entende pas le ton menaçant que tu prends en leur donnant cet ordre. C'est vrai, quoi. Si tu veux tenir ta promesse, tu dois rester seul avec Eugen pour le moment. Tu soupires et t'étires. « Alors ? Pourquoi t'as pas pris des affaires de rechanges ? T'as juste oublié et tu veux juste partir le plus vite possible d'ici ? J'm'ennuie j't'ai dit … J'veux pas rester seul. » Lui avoues-tu en t'approchant doucement. « On peut jouer aux jeux vidéos ? Mais on parie ! Sinon, c'est inutile de jouer. » Tu le défies du regard, un rictus amusé étirant brusquement tes lèvres. Oh oui. Tu as déjà une petite idée en tête, mais ce n'est pas quelque chose d'humiliant, non. Loin de là, même si cela pourrait le devenir. Tout dépend de comment cela pourrait se passer s'il acceptait ta proposition.

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MessageSujet: Re: get your ass immediately ! (eugen) Ven 22 Aoû - 17:32

Eugen attend sagement le retour de Sevan sans bouger un seul muscle, ni proférer le moindre son. Même s'il n'était pas docile, il aurait la même attitude. Il sait très bien où il se trouve. Chez les Nylund. Sans doute une des familles les plus dangereuses de la ville. Il n'aimerait donc pas qu'on le soupçonne de fouiller dans leurs affaires, sachant pertinemment que ça se finirait mal. Sevan a bien choisi. Dans de telles conditions, le jeune homme est bien obligé de le coller comme un petit chiot et d'obtempérer. Seul dans le hall, il garde les yeux fixés sur une des portes qui donnent sur l'entrée. Il n'est pas jaloux de cette richesse. La propriété matérielle ne l'intéresse guère, à vrai dire ; il a très tôt appris à accorder de l'importance à d'autres choses. Pas aux personnes, même si sa fidélité envers son père adoptif est totale et qu'il l'aime profondément. Pas à la vie non plus, puisqu'il n'a pas le moindre respect pour elle. Tout simplement pour toutes ces petites choses qui embellissent le quotidien ; non pas prises une à une, car aucune d'elles n'a de réelle valeur en soi, mais le tout. Voilà ce qu'aime Eugen : ses petites choses qui lui redonnent le sourire. Comme son nounours en peluche qui a goûté au sang de sa famille. Cette idée l'emplit d'une joie morbide que le fait de posséder le plus beau hall de Los Angeles ne pourrait égaler. Il ne se demande pas s'il y a possibilité qu'il en ait envie, à supposer qu'il gagne un jour de l'argent. Il ne pense pas devenir riche un jour. Ne le souhaite. Ne souhaite rien d'autre que d'être loin de Sevan... même si, au sein de la demeure Nylund, il se sent bien trop vulnérable tout seul, et souhaite sa présence. Pourtant, rien ne l'obligeait à venir. Il pourrait parfaitement repasser par la porte d'entrée et rentrer chez lui pour terminer sa nuit de sommeil. Il n'en fait rien. Il doit bien admettre que le problème vient de lui-même également. Qu'il s'est mis dans cette situation de dépendance parce qu'il ne savait pas comment la contrer. Et résultat, il est incapable de désobéir à un ordre direct. Il sait que c'est la volonté de Sevan, alors même si cela contredit la sienne, il obtempère. Sa tentative manquée n'a strictement rien changé. Eugen est toujours le même. Ce garçon qui se contente de suivre.

Le mouton est rejoint par le loup, qui lui propose d'aller boire quelque chose. Eugen n'a pas soif. Eugen n'a pas envie de boire quoique ce soit qui provient des Nylund. Mais Sevan le frôle et se rend dans la cuisine, et pour ne pas rester en plan, le jeune homme avance à sa suite. Sevan referme le frigo en lui disant de se servir s'il le souhaite, et Eugen n'esquisse pas le moindre mouvement pour cela. Faire comme chez lui. Il n'est pas chez lui, ici, il est en territoire ennemi, et il ne boira pas si Sevan ne lui met pas expressément une boisson quelconque dans la main. Il se satisferait d'un simple verre d'eau de toute façon, il boit rarement des sodas chez lui. Le cadet Nylund commence à lui reprocher de ne pas avoir pris d'affaires, et Eugen se recroqueville légèrement quand Sevan est interrompu par la sonnette. A plus de deux heures du matin, on approche sans doute des trois heures, il ne sait pas, il n'a pas pris sa montre. Sauvé par le gong. Eugen se détend légèrement quand Sevan le quitte pour aller répondre. Il n'écoute pas les voix qui s'élèvent dans le hall. Il se contente de rester là, à fixer le frigo dont la porte est irrémédiablement fermée. Ils reçoivent déjà trop des Nylund, son père et lui. De l'argent. Est-ce que cela suffit à les acheter ? A faire d'eux les choses de cette famille ? Eugen se le demande. Son père, parce qu'il reçoit cet argent, n'est pas en position de le défendre contre Sevan. Très certainement, il y a une part de possession dans le fait de lui verser un salaire. Ils ne se contentent pas de le rémunérer. Ils l'achètent, et c'est censé acheter le fils aussi. Quoique Sevan n'a rien payé, il s'est contenté de prendre, et tout le monde a trouvé cela normal. Eugen sent sa gorge se serrer, et lutte pour garder un visage calme. Il déteste ces moments où ses pensées prennent un tel tour qu'il se considère comme un objet. Et pourtant... n'est-ce pas ainsi qu'il est vu par Sevan ? Comme un souffre-douleur dont il use et qu'il use quand il en a envie ? Et il ne fait rien pour se changer ce statut. On pourrait presque croire qu'il s'y complaît. Alors qu'il est tout simplement incapable de trouver la solution pour s'en sortir.

Sevan revient, et lui fait clairement entendre qu'il n'a pas l'intention de le laisser partir avant un bon moment. Il ne veut pas rester seul. Eugen se concentre sur la surface lisse de la porte du frigo, car il sait que ses yeux pourraient lancer des éclairs de colère en entendant cela. Sevan n'a pas envie d'être seul, alors il appelle son esclave personnel au bout milieu de la nuit et le tire de son lit pour pouvoir se jouer de lui. Juste une peur de la solitude. Les poings d'Eugen se serrent, mais il s'exhorte au calme. C'est normal. Il a toujours eu tout ce qu'il voulait, y compris de la compagnie dans des moments comme cela. Il ne devrait pas s'en offusquer, c'est comme cela que ça marche quand on a de l'argent. Mais Sevan se place devant lui, le regarde droit dans les yeux avec un air amusé, et Eugen sait très bien que ça va mal se finir pour lui. Peu importe ce qui se parie, d'ailleurs. Il devine que Sevan a une idée derrière la tête, et Eugen regrette presque de ne pas avoir beaucoup d'argent, car cela aurait été plus sûr de parier des dollars que... ce que Sevan a en tête, peu importe ce à quoi il peut penser. « Pourquoi me poses-tu la question, si c'est ce que tu veux ? » : demande Eugen alors qu'il sait pertinemment la réponse - ou du moins, qu'il pense la savoir. Question rhétorique, pour lui. Sevan ne se soucie guère de ses opinions. Cela dit, s'il a vraiment envie de le voir lui répondre... Le visage d'Eugen ne change pas d'un pouce, mais sa voix, quand elle s'élève à nouveau, comporte une pointe de mépris que Sevan ne peut pas ne pas déceler dans le ton. « Je n'ai besoin de rien. Même si tu m'enfermais ici jusqu'à la fin de mes jours, je n'aurai besoin de rien. » C'est une remarque certes un peu agressive, et pas totalement véridique, qu'Eugen n'aurait jamais osé prononcer avant ces derniers jours. Mais il l'a vu différent, et il ne peut s'empêcher de se dire que, peut-être... il pourrait lui faire comprendre ce qu'il pense. Indirectement, bien sûr.
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MessageSujet: Re: get your ass immediately ! (eugen) Dim 31 Aoû - 18:31

Le simple fait de revoir Eugen te fait plaisir. Inconsciemment, tu te mets à sourire faiblement tout en allant dans la cuisine. Comment peux-tu te passer de lui ; de sa présence autant de temps que tu le fais d'habitude ? Ce n'est pas de l'amour, non. Tu n'as pas l'impression d'être amoureux de lui. En fait, tu n'as jamais aimé qui que ce soit. Eugen, c'est plus de l’obsession qu'autre chose. Il faut que tu le touches, que tu plantes ton regard dans le sien, que tu lui parles. Tu en ressens le besoin. Sans cela, sans cette proximité, tu pourrais crever. Ainsi, tu ne veux pas qu'il parte. Tu ne l'as pas vu depuis si longtemps. Il t'a manqué. Terriblement manqué. C'est complètement tordu de penser ainsi alors que tes poings veulent abîmer son beau visage. Eugen te rend complètement barge. Il fait de ton esprit une paradoxe. Il fait de toi un être humain tiraillé entre deux envies bien distinctes l'une de l'autre. Tu lui en veux pour cela, mais ce n'est pas le pire. Non. Le pire, c'est de faire des rêves érotiques sur le jeune Haywood-Smith. Comment es-tu censé comprendre cela ? Quand tu te réveilles le matin, avec le boubou fièrement dressé à cause de certaines images salaces du gamin suicidaire. C'est horrible. Horriblement excitant et horrifiant à la fois. Et toi, t'aimes ça. C'est pour cela que tu veux toujours être plus proche d'Eugen, même si pour cela, il faut le frapper ou lui faire peur.

Tu le regardes de haut en bas. Détaillant chaque parcelle de son corps. Il est parfait. Parfaitement paraît. Peut-être un peu trop pour toi. Mais il est également ton calmant. Il t'empêche de laisser ton impulsivité parler, même si, de part ce fait, il est celui qui prend tout. Avant lui, tu frappais plusieurs personnes en même temps. Depuis que tu l'as rencontré, il n'y a que lui. Tu lui parles alors, lui disant que tu n'avais pas envie d'être seul. En le détaillant du regard, tu remarques qu'il serre les poings. Tu soupires et bois, l'air de rien. S'il a envie de te frapper, pourquoi ne le fait-il pas ? Tu ne le balanceras pas. Après tout, tes parents ont l'habitude de te voir rentrer la gueule en sang. Tu fronces le nez en le fixant et en buvant. Quel con celui-là, sérieux. Il est incapable de se montrer violent avec toi. Est-ce qu'il a peur que tu dises à ton père de virer le sien ? Ce serait stupide. Comment pourrais-tu voir Eugen ensuite ? Tu lui proposes alors de jouer aux jeux vidéos. Le gagnant aura le droit à quelque chose. Un pari simple et stupide à la fois. Tu t'attends à ce qu'il te réponde positivement, mais sa réponse te perturbe et te frustre énormément. Tu serres le poing droit et balances ta canette à la poubelle. Tu soupires et le regardes, t'approchant dangereusement de lui, mais sa nouvelle phrase te stoppe brusquement. Tu le fixes d'un air étonné. Que veut-il par-là ? Tu soupires et t'approches de lui avant de lui ébouriffer les cheveux. « Je vais pas te bouffer, Eugen. J't'ai promis que j'allais être gentil et te traiter en ami, non ? Si j'peux faire des efforts, toi aussi, non ? Je te séquestrerai pas, Eugen. T'sais, si tu veux partir, tu peux, hein. J'suis pas un monstre. Mais j'peux pas t'assurer que j'le prendrai bien et que je ne t'en voudrais pas. » Demandes-tu, une faible lueur d'espoir illuminant tes yeux. Dans le fond, tu sais qu'à cause de ton futur pari, la promesse que tu lui as faite sera brisée, mais tu t'en fous. Eugen reviendra toujours vers toi, c'est comme ça. Il t'est complètement soumis. Il est complètement à ta merci. Tu soupires et t'éloignes avant de sortir des bouteilles d'alcool alors que tu sais très bien que tu ne tiens pas du tout à ce genre de boisson. Le jeu va être simple ; dès que quelqu'un perd, il doit boire cul sec un grand verre d'alcool. Tu sors alors deux grands verres en te mordant la lèvre inférieure. Tu te tournes à nouveau vers ton souffre-douleur. « Le jeu est simple ; à chaque fois que l'un de nous perd, il devra boire un verre entier d'alcool cul sec. On fait ça d'habitude avec les autres, tu vois l'genre ? Sauf qu'on est que tous les deux. » Dis-tu avant d'hausser les épaules. Tu prends trois bouteilles ainsi que les verres avant de partir dans ta chambre, posant le tout sur ta table basse. « Installe-toi sur mon lit. Tu veux jouer à quoi ? » Lui demandes-tu en le regardant. « Et ne me dis pas « je sais pas ». C'toi qui choisis le premier round. » Tu lui souris faiblement, te forçant un peu, il faut l'avouer, avant d'allumer ta télévision. Il est sûr que ta chambre n'est pas comme la sienne. La tienne est grande et … bien fournie niveau instruments high-tech.

Tu t'étires longuement et fais craquer tes doigts avant de le regarder, attendant qu'il te réponde. Il n'est sûrement pas à l'aise en ta compagnie. Et il te déteste. Oh oui. Tu le sais très bien ; tu le vois dans son regard et dans sa façon d'agir avec toi. Pourquoi ? Pourquoi ne t'es-tu pas montré gentil avec lui toutes ses années ? Tu soupires et baisses les yeux en te traitant mentalement d'abruti et d'enfoiré. Parce que c'est c'que t'es ; un bel enfoiré. T'aurais dû prendre soin de lui comme tu prends soin du reste de ta bande. Tu ne les frappes pas, eux. Sauf lorsqu'ils t'énervent ou qu'ils te cherchent. Il faut qu'ils sachent qui est le maître, qui est « l'alpha » de la bande. C'est stupide de penser ainsi, mais t'es comme ça, Sevan et ça n'a pas vraiment l'air de les déranger tant que cela.

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MessageSujet: Re: get your ass immediately ! (eugen) Dim 31 Aoû - 21:22

Eugen n'est pas content d'être là. Il aurait aimé être ailleurs - dans son lit, par exemple. N'importe où, plutôt qu'à proximité de Sevan Nylund. Il se sent en danger. Il sait parfaitement comment cela va se finir. Mal. Il a parfois pensé que les groupes sont dangereux parce qu'à plusieurs, les gens sont plus forts, plus cruels. Mais Sevan n'a pas vraiment pas besoin d'être soutenu pour être redoutable. Il est très certainement le maître incontesté de leur bande, et ce, parce qu'il se suffit à lui-même. Parce qu'il n'y a pas un seul de ses amis qui ne le craint pas personnellement, ils ont tous peur de lui, et même si Sevan était seul avec eux, ils iraient dans son sens. Sans compter que sa famille est un atout indéniable. Rien que pour cela, Eugen serait prêt à obtempérer. Les Nylund ne sont pas des gens avec qui il fait bon rire. Et Sevan a très certainement hérité de leur dureté de caractère - même si... eh bien, il n'aurait pas dû le sauver du suicide. Il aurait dû le laisser crever. A bien y réfléchir, cela dit, son attitude reste logique. Ce n'est pas tous les jours qu'on trouve un jouet de la qualité d'Eugen. On peut en trouver, bien sûr, mais il faut se le créer. Eugen, lui, est naturellement soumis à Sevan. C'est quelque chose qui ne s'invente pas. Quelque chose que Sevan semble apprécier, apparemment. Certains apprécient le faire de soumettre les autres ; le fait de détruire progressivement leur esprit, d'annexer leur volonté à la leur compte plus à leurs yeux que le résultat. Ce n'est pas le cas de Sevan. Il aime profiter de la situation. Il aime mesurer sa force en se confrontant à la volonté d'Eugen. Celle-ci est si maniable, si faible. Elle ne peut que le conforter dans sa sensation de puissance. Peut-on d'ailleurs véritablement parler de sensation ? Sevan est détenteur d'une véritable puissance sur Eugen. N'est-ce-pas pour cela que le jeune homme se trouve à côté de lui, à attendre de savoir quel est son bon plaisir, aussi vivant qu'un zombie ? A se contenter de quelques répliques bien senties, mais rien de plus ?

Le regard de Sevan le brûle. Quand il le détaille ainsi, Eugen a l'impression d'être un simple morceau de viande. On ne peut pas dire que son regard soit si désagréable, mais... Quelque chose dans ses yeux lui déplaît. Il aimerait lui dire de ne plus jamais l'observer avec de tels yeux. De ne jamais descendre son regard plus bas qu'au niveau de son menton. De ne pas avoir cette lueur de satisfaction dans le regard. Il le sait, Eugen, qu'il a le physique de l'emploi. Qu'il est totalement taillé pour ce rôle de soumis. Sevan n'a pas besoin d'en rajouter. Sans doute Sevan a-t-il compris ce que ressent Eugen. Derrière ce masque d'indifférence se tapit une forte colère. Une colère qu'il serait incapable d'extérioriser, malgré tous ses efforts. Et puis, cela vaut mieux. Il ne veut surtout pas énerver Sevan. Pourtant, celui-ci, quoique conscient de son humeur, se contente de lui ébouriffer les cheveux. Le geste est presque tendre. Il le caresse un peu comme un chien, pour le rassurer. Il a le droit, en même temps, n'est-ce-pas le rôle qu'occupe Eugen dans sa vie ? Sevan cherche simplement à paraître gentil. Il le laisse libre de partir. Mais l'espoir qui brille dans ses yeux est trop vivant, Eugen ne peut pas se tromper sur ce qu'il veut vraiment. Et ce que veut Sevan est ce que lui veut, après tout, même quand cela lui déplaît. « Je reste. » : répond Eugen. Il ne contredit pas le reste. Pour lui, Sevan est un peu un monstre, après tout. En tout cas, il manque cruellement d'humanité, il suffit de voir comment il l'a toujours traité. Ce qui s'est passé la dernière fois ne saurait faire oublier des années de maltraitance. Il est mauvais. Sa victime est faible. Ça ne pouvait pas se dérouler autrement. Et malgré tous ses efforts, ça ne changera pas. Eugen restera toujours son esclave.

Sevan va chercher plusieurs bouteilles d'alcool, et Eugen se retient de grimacer. Il est peut-être une loque humaine, mais il ne boit pas. Il préfère être parfaitement conscient de la souffrance qui l'habite. Il se fait mal volontairement, ce n'est pas pour sombrer dans l'ivresse. Eugen a toujours voulu être conscient de son calvaire nuit et jour. Chaque instant de conscience doit être total, pour lui. Il est contre ce pari. Mais il ne le dira pas. Il se contente d'acquiescer et de le suivre docilement dans sa chambre. Une chambre extrêmement grande, dont le seul contenu high-tech vaut plus que tout le contenu de sa propre chambre... et à la réflexion, sans doute de tout l'étage de son domicile, tant qu'à faire. Eugen serre les lèvres. Il s'assoit sagement sur le lit de Sevan, se sentant un peu dérangé par ce fait : il pourrait facilement prendre place sur un fauteuil, ce n'est pas une question de manque de place ou d'argent, contrairement à chez lui. Dort-il vraiment là-dedans ? Dans ce grand lit où il y aurait largement assez de places pour plusieurs personnes ? Le lieu est indécent. Et c'est le repère de Sevan. Eugen n'a plus vraiment le choix, maintenant. Il ne lui reste plus qu'à lui obéir.

Eugen doit choisir le jeu. Et c'est vraisemblablement à lui de prendre une décision. Sevan n'en prendra pas. Même si c'est lui qui veut jouer. Cherche-t-il à le tester ? A savoir ce qui se cache derrière ? Eugen laisse échapper un petit soupir. Mais il obtempère et regarde dans la (longue) liste de jeux de Sevan. Il n'en connaît aucun. Il n'a pas de console de jeux chez lui, ce n'est pas vraiment son genre. Il observe les titres, les couvertures. « C'est cruel de ta part, murmure-t-il. Je n'en connais aucun. Est-ce que... » Eugen se retourne et plante son regard dans celui de Sevan. L'indécision et la peur se lisent sur son visage. Il ne sait pas s'il a le droit de faire cette demande. Parce que ça va un peu contre l'ordre que lui a donné Sevan. Il finit par compléter d'une voix hésitante : « Est-ce que tu m'autorises à te demander de l'aide ? Juste de l'aide, rien de plus... » Eugen se mord la lèvre. Il déteste se voir aussi suppliant. Mais il est face à son pire cauchemar, il n'a pas le courage de s'opposer ouvertement à lui. Ni même à lui demander quelque chose sans lui montrer qu'il reconnaît sa position de maître...
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MessageSujet: Re: get your ass immediately ! (eugen)

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get your ass immediately ! (eugen)

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