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(c) s.o.s.

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MessageSujet: (c) s.o.s. Sam 2 Aoû - 19:48

FLEUR&CEZANNE
s.o.s. because i'll always
be there to save you..


i'll never let you fall. i'll stand up with you forever. tu danses, fleur. tu guinches au milieu de la piste. seule. libre. volage. comme si tout s'était éclipsé. comme si t'étais seule dans cette boite bourrée de jeunes. musique assourdissante. tu te déhanches. tu ouvres les bras. tu tends les mains. tu les regardes. observes leur mouvement synchronisé. tes cheveux noirs te collent le visage. te tombent sur les yeux. se rebellent. tu les rejoins dans leur danse. ce que tu es belle au centre de cette piste. fleur agitée par ce vent nocturne et toxique. lumières multicolores baisant ton visage avant de se fracasser contre les murs de la boite. tu danses. on te regarde. tu danses. on vient se coller à toi. tu danses. tu les repousses. tu danses. ils insistent. tu danses. tu les insultes. et alors, tu te casses. tu sors une clope que tu fourres dans ta gueule d'ange. un autre verre, beauté ? tu plaques tes mains sur tes oreilles. bruits assourdissant. cacophonie. ta tête va exploser. brusquement, tu sombres. t'as mal. t'arrives plus à te relever. tes genoux tremblent annonçant leur incapacité à supporter ton poids, pourtant si fragile. tu te dis alors que t'as abusé. que t'as sûrement dépassé la dose habituelle. alcool et coke n'ont jamais fait bon mélange. sourire amusé. petite idiote, tu as presque envie de ricaner. ton médecin aurait un syncope si il découvrait dans quel état tu t'es mis. tu veux mourir, fleur. dirait-il. sauf que non. tu ne veux pas faner. fleur. toi, tu veux vivre. vivre trop vite. trop fort. pousser ton dernier souffle le sourire aux lèvres. car t'aimes trop la vie pour abandonner. et là tu te relèves. difficilement. lentement. tu tâtes. avances vers la sortie de cet enfer. tu te cales contre le mur et tu sors ton portable. putain. tu vois double. non. triple. tu vois que dalle. t'es tellement défoncée que t'arrives pas à ouvrir le répertoire ni la messagerie. et là ça te frappe. mais quelle conne. tu connais son numéro par cœur. t'as même fait un raccourci sur ton phone rien que pour lui. tu tapes sur numéro. et tu attends. on décroche. caaaz ? p'tain. pardon. céz ? c'est moi. je... j'suis dans la merde. 'fin, j'crois. j'sens que j'vais tomber dans les pommes d'ici dix minutes alors, s'il te plait... dépêche-toi.
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MessageSujet: Re: (c) s.o.s. Sam 2 Aoû - 22:36

fond sonore quelle journée de merde j'ai passé. quel pied j'ai eu en allant me coucher. à peine le repas avalé, j'me suis retrouvé allongé sur le pieu avant de me laisser emporter par le sommeil. même pas  la peine de se faufiler sous les couettes. torse nu, recroquevillé - un coussin dans les bras je dors paisiblement. quelle douce nuit ; rien ne peut la perturber ou peut être mon téléphone. il sonne durablement et ainsi posé sur la table de chevet, il fait un bruit scandaleusement insupportable. je grogne dans mon sommeil, fronce les sourcils puis roule sur le dos, abattant ma main lourde sur l'engin assourdissant.
- ta gueule ! que je lâche amèrement.
il m'éblouit le connard. il me fait pleurer. mais qui donc peut m'appeler à une heure pareille ? je souffle et inspecte difficilement l'écran, un oeil fermé pour rendre à mes yeux un peu de protection face à une agression aussi rude. j'vois le prénom de fleur s'afficher et là, subitement je me redresse. j'en oublie ce satané mal de dos puis mes épaules douloureuses d'avoir trop porté de poids la veille. je pose le combiné à mon oreille puis mes sourcils froncés gravement je sens la catastrophe. sa voix me parviens. trop peu distincte, terriblement agitée par ce que je hais le plus. un soupçon confirmé par le ton de sa voix. panique, peur, honte aussi. je glisse mes doigts dans ma chevelure, me les tire un instant puis fini sur mes deux pieds, enfilant à la va vite un t-shirt prit dans le tiroir de ma commode.
j'suis en colère mais j'vais éviter de l'engueuler au téléphone. je redoute sa putain de connerie. je redoute de la retrouver à moitié par terre inconsciente.
- c'est pas possible fleur ! que je la lâche, d'une voix dure. t'es où ?
comme quoi j'ai vraiment bien fait de télécharger une appli commune à nos deux téléphones. ainsi, son numéro et relié au mien et j'peux en deviner sa provenance. le doigt tremblant mais certain, j'actionne le tout puis sur l'écran les coordonnées d'où provient l'appel. qu'est-ce qu'elle est allait foutre en boîte ?
je déboule sur le palier de ma maison sur la plage, démarre ma caisse puis accélère sur la montée du chemin.
- fleur t'es toujours là ? j'suis là dans moins de cinq minutes ok ? coupe pas.
je garde le téléphone coincé entre ma joue et mon épaule quand je dois passer les différentes vitesses afin de pouvoir contrôler sa respiration. j'arrive à proximité du vault et je me gare. je la cherche du regard sachant qu'elle est dehors puisque autrement je ne l'aurai pas du tout entendu. ne la voyant pas devant l'établissement je rejoins l'arrière du bâtiment puis la vois, posée là - adossée à un mur mais totalement incapable de rester droite. je coupe l'appel et me précipite vers elle, m'accroupie devant et pose mes mains chaudes sur ses joues pour lui relever le visage. inspecter son regard. je vire ses cheveux de devant ses yeux puis plonge les miens, sombres comme l'ébène, colériques et inquiet.
- fleur, putain mais qu'est-ce que t'as foutu.
pupilles complètement dilatées, elle a du mal à se concentrer sur un point. je lui prends son téléphone, le glisse dans la poche de ma veste puis l'attrape par la taille pour la soulever. je la porte alors dans mes bras jusqu'à ma voiture, ouvre la portière passagère puis la pose avant de revenir devant le volant. je serre ma mâchoire pour me contenir. cela ne sert à rien de péter un câble de suite. j'vais attendre d'être à la maison et si j'y arrive : le lendemain. mais une chose est sûre, fleur ne m'échappera pas !
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MessageSujet: Re: (c) s.o.s. Dim 3 Aoû - 16:47

adossée à un mur. ta tête tourne. trop vite. trop fort. tu vois flou. tu te retiens de t'écrouler. fatigue. épuisement. fureur. agitation. colère. un ensemble d'émotions tellement hétérogènes se battant pour prendre le dessus. tu n'en peux plus. désastre. cézanne râle de l'autre côté de la ligne. tu ne répliques pas. tu te tais. tu es trop claquée pour lui répondre quoi que ce soit. ton téléphone te file des mains et se fracasse contre le sol. merde. tu essaies de ne pas fermer les yeux, priant pour que cézanne ne tard pas à venir à ta rescousse. dix minutes après, il est là. tu n'en es pas sûre. tu ne vois rien. tout est flou. fleur, putain mais qu'est-ce que t'as foutu. tu viens d'avoir la certitude que c'est bien ton céz. tu reconnais ce ton agacé et inquiet à la fois. tu as envie de sourire. de l'enlacer mais bordel ce que t'es défoncée. surpassée par les événements n'arrivant plus à contrôler quoi que ce soit. il te soulève, te prend dans ses bras et c'est au moment où tes pieds quittent le sol que tu te sens en sécurité. tu fais confiance à tout le monde. bien trop rapidement. tu t'attaches. dangereusement. mais avec céz c'est différent. cez est ton protecteur, ton ange gardien râleur. toi, la mal-aimée, qui s'est toujours plainte de l'absence d'un paternel; tu trouves refuge chez céz. ton céz. alors tu te laisses aller. tu fermes les yeux. tu ne bouges pas. incapable de donner le moindre ordre à ton corps pétrifié. figé. la voiture commence à rouler. t'as la nausée. tu te retiens de vomir. ce serait la cerise sur le gâteau. tu sens très bien cette tension au sein de la voiture. tu as les yeux fermés mais tu arrives très bien à voir le visage crispé et furieux de céz. tu sais que l'orage ne tardera pas à t'éclater en plein visage. mais tu t'en fous. là. tu es bien trop crevée pour penser à tout cela. j'ai froid. gorge sèche. tu arrives à peine à parler. tu es glacée malgré le fait qu'il ne fasse pas aussi froid que cela. tu frissonnes. silence meurtrier. silence pesant qui vous étouffe. vous roulez pendant des minutes qui te paraissent des heures. tu te sens toujours aussi mal. t'es toujours aussi défoncée, tu planes. mais tu te retournes dans ton siège, tant bien que mal, pour pouvoir regarder le visage de cézanne. furax. impétueux. tu sens qu'il ne va pas tarder à faire un coup de volant et foncer direct dans un mur pour que tu arrêtes avec tes conneries funèbres. tu as envie de lui parler. de le calmer. essayer de l'apaiser mais tu n'y arrives pas. cette dose de coke t'avait carrément pétrifié. tu es au bord de la panique. t'as envie de fermer les yeux. dormir. dormir jusqu'à ce que ça disparaisse. j'veux pas aller à l'hosto. on va chez toi. dis-tu dans un murmure. tu t'en fous que t'ais fait une overdose ou quoi que ce soit. hors de question que tu remettes les pieds à l'hôpital. tous les médecins connaissent déjà ton état de santé. ta maladie. cette putain de leucémie qui te bouffe de l'intérieur. t'asphyxie. t'étouffe. tu sais qu'ils ne te lâcheront plus. qu'ils seront enfin heureux de t'avoir capturé telle une brebis égarée. qu'on t'enfermerait dans une chambre miteuse, t'enfoncerait une énorme seringue et on t'obligerait à suivre un traitement inefficace. à passer le restant de tes jours à l'hôpital, seule, abandonnée. alors tu t'en branles. tu insistes pour que céz te ramène chez lui. tu lui fais confiance. tu le connais. t'es sûre qu'il saura prendre soin de toi. tu soupires. tu fermes les yeux, à nouveau. et tu perds toute notion de temps. tu dors.
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MessageSujet: Re: (c) s.o.s. Mer 6 Aoû - 9:48

fond sonore je suis terriblement en colère. elle joue avec mes nerfs !
les doigts crispées sur le volant je préfère regarder la route que de tourner mon visage vers fleur. s'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est de la voir mal en point ; pire quand c'est elle qui se met dans des états pareils. je ne sais plus quoi faire pour qu'elle arrête. tout - ces nombreuses conneries, ses idées folles. que cherche t-elle bon sang dans tout cela ? être euphorique ? on peut l'être sainement, non ? si elle se sent plus vivante que jamais après tout ça, c'est une brave connerie. fleur ne fait que s'épuiser petit à petit. c'est bien trop mal, trop crade, trop rude, trop dur. trop tout. insupportable. j'aime son prénom comme je peux le haïr. il me rappelle combien elle est fragile. mais il me rappelle aussi combien elle peut être douce et belle. son prénom se joue de tous les extrêmes. il se moque. elle s'en moque d'être fanée. putain fleur, que vais-je faire de toi ? je jette un coup d'oeil dans le rétroviseur intérieur. sur la route il n'y a presque personne. c'est étonnant pour un soir de week-end. la voix de fleur me surprend presque. c'est la première fois depuis que je l'ai recueilli dans la caisse que j'ose poser mes yeux sur elle. elle grelotte. les jambes repliées sur sa poitrine, ses cheveux retombent le long de son dos. je soupire doucement puis m'arrête à un feu rouge. je me détache un instant, enlève ma veste en cuir et la met sur elle avant de redémarrer. je ne dis rien de plus. cela ne sers à rien pour l'instant. je prends la direction de l'hôpital et le silence nous accompagne durant tout le voyage. je l'entends qui bouge du coin de l'oeil je la vois qui se retourne. sur son visage une expression étrange. mêlée entre la plénitude et la peur. je serre des doigts autour du volant puis serre la mâchoire, accélère un peu.
fleur murmure, me supplie de la conduire chez moi. je ne l'écoute pas, je fonce jusqu'au centre hospitalier. nous ne sommes plus trop loin mais elle insiste. elle insiste et quand je croise ses yeux - certes mi clos - cela suffit à me convaincre de la raccompagner chez moi. je soupire franchement puis faire demi tour sur le rond point avant de rouler jusqu'à ma maison sur la plage. je me gare devant la baraque puis descends. j'viens la prendre dans mes bras et monte jusqu'à ma porte d'entrée. je passe par la porte arrière qui mène directement dans la cuisine. je fais attention de ne pas la cogner ses jambes qui pendent puis la repose un instant par terre pour lui enlever la veste et son sac.
- tu vas me détester fleur.
si elle ne veut pas aller à l'hôpital j'vais bien m'occuper d'elle. je la conduis jusqu'à la salle de bain ou après avoir viré ses chaussures, je la mets dans la baignoire, toute habillée. je commence à faire couler l'eau, attend qu'elle soit un peu tiède puis vient vers fleur. je lui rafraîchi le visage puis lui mouille les cheveux doucement. ses vêtements sont déjà bien trempes, son jeans lui colle à la peau et son haut devient limite transparent. je soupire doucement puis reste un temps ainsi, à passer de l'eau sur son visage et dans ses cheveux.
- ça va ?
j'arrête l'eau puis prends son visage entre mes mains. je viens prendre une serviette puis la fais se lever pour l'enrouler dedans. je la soulève, tellement légère que je ne sens pas son poids. je la tiens contre moi et lui frotte le dos pour la réchauffer.
- assis toi, je vais te chercher des fringues.
faut bien improviser un pyjama. je reviens avec un t-shirt et un caleçon. je m'approche d'elle puis lui dit, voyant qu'elle est encore habillée. la colère est toujours là mais je préfère de ne pas l'exprimer. je préfère rester calme pour commencer et on verra ça demain.
- de l'aide ?
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