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don't look back in anger (astrid&nils)

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MessageSujet: don't look back in anger (astrid&nils) Dim 13 Juil - 13:16


jardin verdoyant tondu au millimètre près. piscine d'un bleu étincelant. terrasse au mobilier en tec importé tout droit des pays orientaux. jacuzzi aux nuits torrides en perspective. il est là. complètement nu. posté sur son balcon. la clope au bec, il inspecte l'étendue de ses terres. l'étendue de son pouvoir. il soupire. de plaisir. de satisfaction. est-ce qu'il est heureux? il a gravi les échelons. il a atteint ses objectifs. est-ce cela le bonheur? quelle que soit la réponse, cela le suffit. le bonheur, ce ne sont que pour les las. les vulnérables. ce sont ceux qui n'ont plus de rêves. plus d'espoir. ils se complaisent dans leur petit confort pensant être arrivés à leurs fins. pauvres innocents. la vie est un éternel combat, il l'a compris. avide. assoiffé. il en voudra toujours plus. de pouvoir. de puissance. d'emprise. et sur cette pensée, il prend son portable. je passe te prendre à vingt heures. nils. astrid. il sourit. la seule personne qu'il n'arrive pas à contrôler. il est temps d'y remédier. des mains douces courent dans son dos et terminent leur course, là, sur le bas de son ventre. une chevelure sauvage lui caresse délicieusement l'épaule. il jette le mégot dans le cendrier. attrape la main de la belle. la retourne brutalement. face à face. ils se jaugent. ils se cherchent. il la regarde avec dédain. elle l'observe, malicieusement. attendant. embrasse-moi semble-t-elle lui crier silencieusement. il sourit. carnassier. lui caresse la joue. elle frémit. d'un geste, il la prend dans ses bras. elle rit. et enserre ses hanches de ses cuisses si fermes, si douces. ils se jaugent. ils se cherchent. ils s'embrassent. fougueusement. comme s'ils se découvraient pour la première fois. il la conduit jusqu'au grand lit. les draps sont déjà défaits. les vêtements éparpillés dans la pièce. souvenirs d'une nuit chaude passée dans ses bras.

vingt heures quinze. il est posté devant ta porte. nils n'a jamais été ponctuel. être à l'avance, tellement démodé. être à l'heure juste, trop prévisible. être trop en retard, inconvenant. quinze minutes de retard. c'est amplement suffisant. par expérience, nils sait ô combien les femmes peuvent perdre du temps dans la salle de bain. par expérience, nils sait ô combien il est gênant et ennuyant de devoir attendre une femme dans son salon alors qu'elle peaufine sa toilette. en retard. là est la solution. pour se faire désirer, aussi. il aime s'imaginer ses conquêtes prises de paniques devant les minutes qui défilent et lui qui ne montre toujours pas le bout de son nez. as-tu bien compris? était-ce bien aujourd'hui? et s'il te pose un lapin? et si? tellement de question qui suffisent à augmenter ton rythme cardiaque. et puis la sonnette. alors tu pousses un soupire de soulagement. tu ne tiens plus en place. quand tu lui ouvres la porte, tu dois faire un effort pour ne pas lui sauter dans les bras. c'est pour cette raison que nils se trouve sur le pas de la porte. un bouquet de fleur à la main. il a beau avoir une gueule d'ange, son sourire ne l'aidera pas à se faire totalement pardonner. et il sonne. enfin. il attend quelques instants. et tu es là. devant lui. tu es magnifique astrid. il te sourit. s'approche de toi. t'embrasse juste là, à la commissure de tes lèvres. il n'est pas con. il t'a laissée sans aucune nouvelle. aucun appel. aucun message. silence radio. pendant près de deux semaines. et là il revient. tout frais. tout pimpant. comme si de rien était. tu n'es pas comme toutes les femmes. tu es bien plus compliquée. plus difficile à cerner. tu es comme lui. dans un sens. c'est ça qui rend les choses excitantes. tiens, pour toi. pour m'excuser. s'excuser du retard. de son silence. interprète-le comme tu le sens.
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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Dim 13 Juil - 14:07

“DON'T LOOK BACK IN ANGER.”
« Je passe te prendre à vingt heures. nils. » La colère l’éprend, bouillonne au fond de son estomac, à la vue de ce simple message. Court, concis. Délivrant seulement l’information, pas un mot de plus.  De SON message. Elle devrait avoir l’habitude. Du silence radio, puis d’un simple sms pour qu’ils se revoient. Le problème n’est même pas là, en cette belle après-midi qui avait pourtant bien commencé pour la brune. Astrid, elle se fout de savoir qu’elle ne le reverra plus. Elle se fout des jours et des jours sans un mot que Nils lui impose, malgré elle. Elle s’en fout Astrid. Elle continue sa vie. Ce qu’elle déteste, Astrid, c’est qu’il puisse penser revenir ainsi. Faire comme si. Et qu’elle le suivra. Pourtant c’est ce qu’elle fera Astrid. Elle sera prête pour vingt heures. Et c’est ça, le plus dérangeant pour elle. C’est qu’au fond, malgré tout, elle sera là quand il le demandera. Mais qu’il ne s’attende pas à ce qu’elle sourit,  comme une fleur. Qu’elle fonde sous ses fausses courbettes. Elle est pas comme ça, Astrid. Elle se laissera pas avoir par Nils. Pas cette fois.

Elle a pas envie de faire d’efforts, et elle penserait même à sortir avec un short indécent, la moitié de ses fesses apparentes, rien que pour l’emmerder, le mettre mal à l’aise au sein de son milieu à lui. Qui n’est pas le sien. Mais elle ne peut s’y résoudre. Astrid, elle veut pas qu’on la prenne pour la cendrillon des bas fonds, qu’elle est. Elle veut qu’on lui foute la paix, qu’on ne la scrute pas comme si elle venait d’un autre monde. Elle se doit de se comporter comme tel, et jouer la rébellion n’est pas dans son intérêt. Alors elle enfile une robe. Noir, simple. Laissant pourtant le loisir aux plus curieux d’imaginer sa chute de reins grâce à cet immense dos-nu. Elle ira pas chercher plus loin, laissant sa crinière brune caresser doucement ses omoplates.  Vingt heures quinze. Elle lui en tient pas rigueur, elle-même n’étant pas un modèle de ponctualité. Mais faudrait qu’on la prévienne à Astrid. Qu’en continuant de fréquenter ce beau connard, elle finirait par se brûler les ailes. Et puis il sonne. Nils. Son sourire, ses fossettes, ses dents ultra blanches. Il est là. Devant elle. Son bouquet entre les doigts. Elle aurait presque envie de vomir, de lui claquer la porte au nez. De claquer sa joue. Mais ce serait lui accorder de l’importance. De l’importance qu’il ne mérite malheureusement pas. Tu es magnifique Astrid. Il vint l’embrasser au coin de ses lèvres, et elle ne bouge pas. Stoïque. Immobile, sans savoir réellement comment agir. Tiens, pour toi. Pour m’excuser. Mécaniquement, elle l’attrape, se retourne sans un mot, le jetterait presque sur le meuble de l’entrée derrière elle, avant de refermer la porte dans son dos. Astrid, elle comprend pas pourquoi il la rappelle. Elle comprend pas pourquoi il lui porte un quelconque intérêt malsain. Qu’il l’invite un peu partout. Elle veut pas avoir cette impression de s’faire entretenir. C’est pas une poule de luxe. Qu’il en trouve une autre. Elle le devance, s’avance vers sa voiture à lui, le laissant probablement la suivre. Elle s’avance. Encore. Elle fulmine. Encore. Et puis, elle se retourne brutalement, ses longues mèches brunes volant sur la peau de son dos.  Elle n’en peut plus, de garder le silence, Astrid. Pourquoi tu m’as rappelé ? Et épargne-moi ton petit sourire agaçant que tu dois offrir aux autres pour les faire fondre. C’est pénible. Son ton est froid, tout comme le regard dédaigneux qu’elle pose sur lui.


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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Dim 13 Juil - 19:39


les femmes, nils, il les baise. elles ne sont rien de plus que des objets. des jouets. une source de distraction. il aime les charmer pour assouvir ces plaisirs charnels quelques heures plus tard. et le lendemain les jeter sans vergogne. comme de la merde. après tout, elles ne méritent pas meilleur traitement. et lorsqu'elles comprennent elles le regardent avec dédain. dégoûtée de la personne qu'il est. t'es vraiment un connard nils. crève. meurs. finis ta vie tout seul. c'est tout ce que tu mérites. et lui, il se marre. elles sont si amusantes quand elles te crient des insanités. y a bien que dans ces moments-là qu'elles le sont. d'ordinaire, elles sont si ennuyantes. les femmes. des cruches. il ne les aime que quand elles se taisent. que quand elles s'abandonnent à lui. et puis y a toi. toi qui lui tiens tête. toi qui le regardes avec cette lueur de défi, dansant dans tes yeux de braise. toi qui le plantes comme il avait le toupet de le faire avec la gent féminine. un lui. au féminin. étrange. excitant. intriguant. énervant. parce que oui, les femmes le détestent autant qu'elles l'aiment. elles sont toutes pareilles. toutes prêtes à se damner pour ses beaux yeux. mais lorsqu'il te voit lancer le bouquet de fleur comme un vulgaire objet sans valeur, il comprend que tu n'es pas ces femmes. tu es ailleurs. tu es à part.

tu ne dis rien. tu te contentes de le regarder. froid. perçant. distante. il comprend. que même son bouquet de rose n'arrangera rien. et ça le fait sourire de te voir ainsi. tu rends les choses plus compliquées. et dieu sait qu'il aime le compliqué. tu le dépasses et te diriges vers sa voiture. tu ne lui as toujours rien dit. peut-être vaut-il mieux que cela reste ainsi. nils a le plaisir de contempler ta robe. si l'avant était prometteur, l'arrière l'est davantage. son regard suit ta colonne vertébrale. elle semble lui guider le chemin. vers tes fesses. admirable fessier qui le fait rêver. quel dommage qu'il soit caché. peut-être en fin de soirée aura-t-il la chance de te dévêtir de ta magnifique robe, jouissant alors d'une vue encore bien plus alléchante. pourquoi tu m’as rappelé ? et épargne-moi ton petit sourire agaçant que tu dois offrir aux autres pour les faire fondre. c’est pénible. tes dires fusent dans l'air. amers. il se retient de sourire. il préfère afficher une mine faussement surprise. quel comédien ce nils. j'avais envie de te voir. tout simplement. est-ce un mal? tu le regardes avec ce regard empli de haine. oui, haïs-moi astrid. déteste-moi autant que moi je te déteste. il sait pertinemment où tu veux en venir. comment peut-il revenir la queue entre les jambes alors qu'il t'a laissé en plan. cela frise l'irrespectueux. et il le sait. et il s'en fout. parce que ça ne te fait pas fondre toi? non nils, ne commence pas à la chercher. elle est déjà tellement énervée. elle risque de rebrousser chemin et te claquer la porte au nez. te refilant un beau rateau. ton ego ne le supporterait pas. non, il ne doit pas te faire fondre. t'es pas comme les autres toi. t'es différente. t'es plus... imprévisible. c'est ça que j'aime chez toi. et qu'il déteste à un tel point qu'il aimerait te voir souffrir sur le champ. qu'il aimerait que tu sois détruite à n'en être plus q'un simple tas de ruine sur lequel il est impossible de reconstruire. souffre astrid. souffre. tu ne sais pas à qui tu as à faire. il s'avance vers toi. remets l'une de tes mèches folles derrière ton oreille. il t'ouvre alors la portière. écoute, je t'oblige à rien. si tu veux pas passer la soirée avec moi, je comprendrais. tu peux rentrer, si c'est vraiment ce que tu souhaites. il jette un coup d'oeil vers ta maison. il sait au plus profond de lui-même que tu rentreras dans sa voiture. tu ne porterais pas une robe. tu ne te serais pas apprêtais si tu avais l'intention de lui foutre un mémorable vent. et puis, tu finis toujours par céder astrid. tu es imprévisible, certes. mais pas totalement. je t'avoue que j'aurai préféré manger un bout avec toi plutôt que seul chez moi. mais je respecterai ta décision. et il pose son regard sur toi. sur ta silhouette. sur ton visage. et plonge dans tes yeux. te transperce. viens astrid. viens.
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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Dim 13 Juil - 20:36

“DON'T LOOK BACK IN ANGER.”
Son sourire s’éteint, disparait de ses lèvres. Il se retient, Nils. Pendant qu’elle continue de le fixer, de le défier du regard. Elle suit chacun de ses mouvements, Astrid. Même lorsqu’il balaye l’une de ses mèches brunes derrière son oreille. Elle aussi se retient. D’enlever sa main. Mais quelque chose la retient. Alors elle reste immobile, attendant qu’il prenne enfin la parole. Qu’il lui réponde. Parce que c’était ce qu’elle attendait. j'avais envie de te voir. tout simplement. est-ce un mal? Elle soupire intérieurement. Ces mots s’entrechoquent dans son esprit, sans savoir réellement ce qu’ils veulent dire. S’ils sont véritables. S’il avait réellement envie de la voir. Elle est prise au piège, Astrid. Elle le sait dans un sens. Mais elle veut pas s’y résoudre. Elle veut pas assumer que, si elle est bien là, ce soir, dans cette robe, c’est qu’elle en avait peut-être envie. Non, c’est faux. C’est faux Astrid. Tu mens. parce que ça ne te fait pas fondre toi? non, il ne doit pas te faire fondre. t'es pas comme les autres toi. t'es différente. t'es plus... imprévisible. c'est ça que j'aime chez toi. Et là, elle comprend. Astrid. Elle comprend que la seule chose qu’il désire, c’est la charmer. La faire aller dans son sens. La brosser dans le sens du poil. Lui passer de la pommade. Et toutes les expressions qui pourraient exprimer l’indécence qu’il a de lui mentir effrontément. Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Elle en est certaine, Astrid. Elle pense le connaitre Astrid. Mais Nils, on sait jamais à quoi s’attendre avec lui. Comme pour elle, en fin de compte. Ca la dégoûte d’être un peu comme lui. Imprévisible. Opportuniste. A chercher ce qui peut vous profiter le plus. Elle peut pas être comme lui. C’est impossible. Ecoute, je t'oblige à rien. si tu veux pas passer la soirée avec moi, je comprendrais. tu peux rentrer, si c'est vraiment ce que tu souhaites. Il lui ouvre la portière. Elle suit du regard son geste. Elle est tiraillée. Encore une fois. Avec lui. C’est toujours pareil. Quand elle le regarde, qu’elle détaille chaque trait de son visage, elle sait déjà qu’il est en train de gagner et qu’il ne s’en sentira que plus supérieur. Qu’il sentira qu’elle n’est qu’une simple chose entre ses mains. La Astrid. Il sait qu’elle dira oui. Sa phrase est tournée de façon à ce qu’elle accepte, qu’elle ne rebrousse pas chemin. Il calcule. Il calcule tout, Nils. Elle soupire. Il en rajoute. je t'avoue que j'aurai préféré manger un bout avec toi plutôt que seul chez moi. mais je respecterai ta décision. Ca suffit. Ca suffit Astrid. tu ne peux pas te laisser aller ainsi. Le laisser gagner. Elle hausse un sourcil, et puis elle se met à sourire. De cet éternel sourire en coin qui anime ses lèvres quand elle se veut sûre d’elle. Quand elle est sûre d’elle. Astrid. Nils. Ils se détruisent. Ils se haïssent. Elle le déteste Astrid, de la confronter à cette horde de sentiments, tous plus contradictoires les uns que les autres. Il joue. Elle joue. Elle va se brûler. C’est certain. Mais elle revient. Et lui aussi, dans un sens. Sinon il ne prendrait pas ce mal pour la revoir. Mais pour le moment, elle veut reprendre le dessus. C’est pas une gamine Astrid. C’est pas un toutou qui fera ce qu’on lui dira de faire. Et surtout pas au moment où Nils lui parle. Alors elle claque la portière qu’il vient d’ouvrir. Et elle croise les bras sur sa poitrine. C’est quand que tu sors les violons Nils ? T’es à ça de tomber dans le mélodrame. Dit-elle en mimant un petit espace entre ses doigts. Je vais t’éviter d’user de la salive pour rien, mais t’es pas crédible. Elle s’approche, se collerait presque à lui, l'espace entre leurs deux corps se réduisant à quelques pauvres malheureux centimètres. Astrid, elle détourne pas son regard. Ma décision, c’est que tu serves à me dégourdir les jambes sous les draps. Parce que c’est bien à ça que je te sers de toute façon. C’est bien à ça que tu penses quand tu décides de m’emmener je ne sais où. Tu penses à l’issue. Où est-ce qu’on terminera ensuite. Alors je te facilite la tâche. C'est pas ce que tu veux? Elle se recule brutalement, et rebrousse chemin. Le chemin inverse qui menait à la voiture. Elle recule un peu, d’un pas décidé, malgré ses talons. Elle est à l’aise. Comme si elle l'invitait à la suivre. Sur le chemin périlleux de la souffrance. Mais jamais elle ne perd son regard Astrid. Entre toi et moi, il n’y a qu’une histoire de cul. Tu ne me sers qu’à ça. Elle appuie ses mots, pour leur donner plus de gravité. Elle veut faire mal. Elle veut le blesser autant qu’il la blesse. Elle veut qu’il la déteste autant qu’elle le déteste. Masochistes.

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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Lun 14 Juil - 8:55


tes paroles résonnent dans son esprit. en écho. ils l'assaillent. le tourmentent. pas crédible. sous les draps. histoire de cul. tu ne me sers qu'à ça. il te regarde. imperturbable. comme si tous tes reproches glissaient sur sa carapace d'acier. sur son coeur de fer. comme si, au fond, il n'attendait que ça. que tu exploses. que tu mettes des mots sur ce que vous êtes. sur ce que tu es. sur ce qu'il est. de simples objets. rien de plus. bon qu'à satisfaire les besoins et envies perverses de l'autre. mais il sert sa mâchoire. imperceptiblement. de là où tu es, tu ne l'as certainement pas remarqué. ce simple grincement de dent suffit à le mettre en rage. enfin. pourquoi ne peut-il pas se contenter de cette histoire de cul, comme tu l'as si bien dit. pourquoi doit-il en plus ressentir ce besoin vital de te faire plier. de te contrôler. il ne saurait le dire. pourquoi toi. et pas une autre. tu l'intrigues. tu l'obsèdes. tu l'énerves. pour ton bien astrid, tu ne devrais te contenter d'opiner. de te taire. comme une sage fille. mais non astrid. toi tu n'en fais qu'à ta tête. tu es exaspérante. et tu vas le regretter. un jour ou l'autre. qu'une histoire de cul? et il pousse un soupir de soulagement. exagéré. théâtral. pour couronner le tout, il lève les bras au ciel. comme pour remercier un quelconque dieu. je commençais à me demander pendant combien de temps j'allais devoir jouer la comédie. c'est ce que c'est chiant d'endosser le rôle d'un gars complètement niais et cul-cul la praline. il est sincère. ce gars-là, prêt à mettre un genoux à terre pour s'excuser. prêt à ravaler sa fierté virile. ce n'est pas lui. ce n'est que l'ombre de lui-même. insignifiante. il ne sera jamais comme cela. aucune femme ne pourra avoir une telle emprise sur lui. il se l'est promis. et réitère une nouvelle fois cette triste promesse, prometteuse d'un long avenir de solitude. comme toujours. il s'approche de toi. à son tour, il brise les quelques mètres qui vous sépare. les centimètres. il mettrait sa main à couper que ce bruit régulier là, qui résonne en sourdine, n'est autre que le battement de ton coeur. il se penche. vos lèvres sont si proches. et pourtant si loin. il glisse lentement vers ton oreille. ses lèvres te caressent la joue. il n'empêche que je n'aime pas la façon dont tu me parles. astrid. il insiste sur ton prénom. il sonne comme une menace. ou devrais-je dire, une mise en garde. t'as de la chance que j'aime bien ton petit cul. il ne mâche pas ses mots. à quoi bon. tu n'es qu'une histoire de cul après tout. pourquoi devrait-il prendre des gants? tu n'en as pas pris. et puis, ce n'est pas son genre. de prendre garde à l'impact de ses mots. aux conséquences. aux effets que cela pourrait te produire. vous êtes comme ça vous. comme dans un labyrinthe. vous êtes entrés. ensemble. vous vous êtes séparés. pour vous retrouver. car vous vous retrouvez toujours. que le vous le voulez ou non. vous finissez par tomber nez à nez. face à face. vous vous regardez. vous vous jaugez. en silence. qui sera le premier à craquer. qui sera le premier à partir. qui portera le coup fatal. toujours ainsi. vous courrez. sans cesse. pour atteindre votre but. pour atteindre l'issue. pour atteindre la sortie. votre perte. comme de pauvre innocents. vous ne vous rendez pas compte que ce jeu. car oui, ce n'est qu'un jeu. ne vous apportera aucune satisfaction. aucun plaisir. il vous détruira. aucun des deux n'en sortira indemne. pas même toi. pas même lui. vous n'y prêtez aucune attention. vous faites la sourde oreille. comme des enfants. comme des cons. bon maintenant que les choses sont claires. qu'on sait ce qu'on veut tous les deux. tu me fais entrer et on baise comme des sauvages sur ton canapé? ou tu me laisses quand même t'inviter au restaurant? il te sonde du regard. à toi choisir. tu as été franche. dès le départ. il l'est également. je te préviens, j'ai faim. faim de toi. faim des tes caresses. faim de ton corps nu. sur le mien. faim de ton coeur qui s'émiette dans mes mains. alors si on va chez toi directement, j'espère que t'as un truc mangeable. et il arbore son éternel sourire suffisant. détestable. damnable à souhait.
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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Lun 14 Juil - 18:02

“DON'T LOOK BACK IN ANGER.”
Coup de théâtre. C’est le cas de le dire, ce soir. Ses mains qui se lèvent, en signe de libération. Comme si Astrid, la jolie Astrid, venait de lui enlever un poids qu’il gardait depuis trop longtemps au fond de son estomac. Connard. Comme s’il lui avait menti sur toute la ligne. Connard. Comme s’il surjouait, comme s’il avait endossé la peau d’un type bien. Connard. Pourtant, Astrid elle le savait. Astrid, elle comprend, ce qu’il est. Elle comprend qu’il se livre à un jeu malsain avec elle. Qu’elle n’est là que pour le distraire, que pour son propre plaisir de la voir batailler avec lui. De la voir le détester. Le haïr de tout son être. C’est ça qu’il veut Nils. Il veut jouer avec elle. Il veut jouer, d’elle. D’Astrid. Elle s’en rend compte. Elle le sait. Mais elle ne blêmit pas. Elle ne défaille pas. Elle s’en fout. De savoir qu’il ne la rappellera pas. Elle s’en fout, Astrid, qu’il finisse dans un ravin. Elle s’en fout, de ne plus avoir de nouvelles. Elle veut continuer sa vie Astrid. Mais il est là, en travers de son chemin. Il disparait, quand elle s’y attend le moins. Réapparait, alors que son visage, est rangé au fin fond de son cerveau. Ses paroles. Elle n’y pense plus, quand il est plus là. Parce qu’elle sait pertinemment, Astrid, que ça lui gâcherait la vie. Que les questions fuseraient dans son cerveau à la vitesse de la lumière sans qu’elle ne puisse y apporter de réponses. Oui. Ça lui gâcherait la vie à Astrid. Alors elle en fait abstraction. Ses pensées disparaissent avec lui. Sa haine réapparait quand le jeune homme sonne à sa porte. C’est comme ça qu’elle y arrive, Astrid. En faisant abstraction des maux de sa vie. Mais ce soir, la haine l’emporte. Elle comprend pas pourquoi elle ne lui a pas claqué la porte au nez. Pourquoi elle n’a pas tout simplement attendu qu’il se barre, sans jamais ouvrir la porte. Elle aurait dû. Ça lui aurait évité ce genre de scène brutale. A Astrid. Alors elle se raisonne. Nils, c’est son plan cul. Et c’est tout. Seulement tout. Et il lui facilite la tâche dans un sens. A jouer au plus con. Il lui permet de faire la part des choses. De comprendre que Nils, il ne lui sert qu’à la distraire. Elle aussi. C’est gagnant, gagnant. Au final.

Il s’approche, lentement, tel un fauve surveillant sa proie. Ses lèvres frôlent la peau fine de son visage, pour venir se nicher à son oreille. il n'empêche que je n'aime pas la façon dont tu me parles. astrid. t'as de la chance que j'aime bien ton petit cul. Il pense avoir de l’emprise sur elle. Il n’en a pas. Il n’en a plus. Du moins ce soir. Demain est un autre jour. elle n'a pas l’habitude d’y penser, au lendemain. Elle profite de l’instant présent, c’est tout ce qui compte à ses yeux. Elle ne saura comment demain, elle réagira envers lui. Peu importe. Mais les menaces, les mises en garde, que ça vienne de lui. Que ça vienne d’un autre. Elle n’aime pas ça. Particulièrement pas. Pourtant, elle n’en attendait pas moins de lui. Les menaces, ça coule sur sa carapace, Astrid. C’est ce qui l’effraie le moins. Que les actes. Parce qu’en général, les menaces, c’est juste un simple synonyme de peur. bon maintenant que les choses sont claires. qu'on sait ce qu'on veut tous les deux. tu me fais entrer et on baise comme des sauvages sur ton canapé? ou tu me laisses quand même t'inviter au restaurant? Silence. je te préviens, j'ai faim. Elle se recule. Recule de son emprise. Coupe cette tension entre vos deux êtres.  alors si on va chez toi directement, j'espère que t'as un truc mangeable. Elle doit se protéger Astrid. Elle doit s’en défaire. Il n’est qu’un simple plan cul, Nils. Qu’il ne serve qu’à ça. Et tout sera plus simple. Elle respire. Un. Deux. Trois. Respire. Astrid. De un, si tu penses que tes menaces m’effraient, tu peux te les mettre où je pense, Nils Snow. Restons polis. De deux, je ne t’appartiens pas, jusqu’à preuve du contraire. Donc, je te parle comme je l’entends. Que ça te plaise ou non, je m’en fiche. Vois-tu.Elle est calme, son ton est posé. Elle a l’air d’avoir repris ses esprits, Astrid. Quoique. Et trois.. Sa main atterrit sur la joue du blond avec force, le claquement brisant le silence enveloppant son quartier. Maintenant que les choses sont claires, ajoute-t-elle avec un demi sourire, à la manière dont Nils lui a susurré à l’oreille quelques minutes auparavant, j’ai pas envie de manger. Moi. Elle fait volte-face pour rentrer chez elle, laissant la porte ouverte pour l’inviter à rentrer. S’il a faim, il attendra. Nils. Elle se sépare de ses talons avec souplesse. Elle se retourne, Astrid. Face à lui. Malicieuse. Elle descend la fermeture de sa robe qui tombe à ses pieds. En entrée, ou en dessert ?
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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Mar 15 Juil - 13:21


tu lui parles. il ne t'écoute pas. tu commences à l'ennuyer astrid. toi et tes crises de colères. toi et tes caprices de gamine. tu es vraiment sûre de ne pas avoir de gène de fille à papa? si tu lui répondais à l'affirmative, il ne serait pas étonné. y a qu'elles qui peuvent se mettre dans des états pareils. pour un rien. comme toujours. est-ce un rien ce soir? est-ce légitime? non. il te dira. oui. tu lui crieras. c'est qu'il est tellement imbuvable. lui et son insolence. lui et sa suffisance. lui et cette certitude que tout lui est dû. que tout lui est acquis. il a ce caractère qui le rend détestable dès le premier regard. il ne fait rien pour y remédier. rien pour chercher à se faire apprécier. il suffit de voir dans quel état il te met. tu le détestes. ça se voit. ça s'entend. vas-y. déteste-moi astrid. et il soupire. il est vraiment lassé. il commence à regretter de t'avoir envoyé un message aujourd'hui. et pendant que tu lui rabâches les oreilles avec tes sermons qui rentrent pas une oreille et sortent par l'autre, il se met à songer à ce qu'aurait pu être sa soirée s'il n'était pas ici. à se faire enguirlander. comme un enfant. il aurait flâner. sans but. sans cause dans son immense maison. vide. il aurait envoyé un message. pas à toi. non. mais à cordélia. elle sait s'amuser. elle. elle ne se prend pas la tête. elle. elle ne crie pas. elle - enfin sauf quand ils s'adonnent aux plaisirs charnels. bref, toute la soirée aurait été différente. ta main s'abat alors sur sa joue. soudainement. brutalement. il te regarde. enfin. étonné. surpris. tu n'es pas la première à jeter ton dévolu sur l'option gifle. pourquoi? pour le faire réagir? pour lui faire mal, comme il te fait mal à toi? qu'est-ce que ça vous apporte à vous, les femmes, de frapper ainsi les hommes. un sentiment de puissance peut-être. car s'il y a bien une règle universelle que tout homme se doit de respecter, c'est bien celle-ci : il est interdit de frapper le sexe opposé. alors vous, les femmes, vous les regardez, fière de les voir si impuissants. il porte sa main à sa joue. encore brûlante. engourdie par la force avec laquelle ça a claqué. j’ai pas envie de manger. moi. et enfin, il entrevoit la soirée qu'il avait imaginée. la soirée qu'il attendait dès l'instant où il avait cliqué sur envoyer. tu te retournes. rebrousses chemin. et il comprend. il comprend que tu as choisi. vous n'irez pas manger au Penthouse. ce restaurant huppé où il avait envisagé de t'emmener. tu as d'autres plans. des plans tout aussi alléchants qu'une assiette de homards. tu avances. jusque dans ton hall. tu te tournes pour lui faire face. lentement. sensuellement. dans un mouvement gracieux. nils n'en perd pas une miette. nils te dévore des yeux. si le spectacle était déjà très attrayant, il atteint son paroxysme lorsque, d'une main experte, tu fais glisser ta robe. elle gît là, à terre. comme un vulgaire fichu. mais nils s'en fout. nils n'y prête guère attention à ta robe. nils te regarde. nils t'observe. nils te contemple. nils s'avance. en entrée, ou en dessert ? nils ne peut s'empêcher de sourire. ce sourire en coin. ce sourire charmeur. ce sourire satisfait. c'est que tu l'étonnes astrid. toi et ton imprévisibilité. nils ne peut prédire ce qu'il se passe dans ta tête. nils ne peut imaginer la suite des événements. car tu l'étonneras toujours. pour son plus grand plaisir. pour son plus grand désarroi. il entre chez toi. c'est que toi. nue. la porte ouverte. tout frise l'invitation. viens. nils. viens. tu l'appelles. tu le happes. et il te suit. sans réfléchir. après tout, nils reste un homme. faible. devant la magnificence d'un corps féminin. il prend soin de fermer la porte derrière lui. c'est qu'il ne fait pas dans l'exhibition nils. et c'est vrai. il ne te veut rien que pour lui. et si on sautait le plat pour directement passer au dessert? en quelques enjambées, il rompt la distance. il s'approche. dangereusement. jusqu'à ce que ton corps, nu, soit assez près du sien qu'il puisse sentir ta chaleur. il pose un main sur ta hanche. délicatement. l'autre vient se loger dans le creux de ta nuque. il joue dans tes cheveux. comme il joue malicieusement avec l'élastique du seul vêtement qui te reste. tombera ou tombera pas? d'une légère pression, il te fait pencher la tête en arrière. lui présentant ton cou. ta peau. comme une offrande portée en sacrifice. il y niche ses lèvres. chaudes. avides. elles le connaissent ce chemin. elles les connaissent tes points sensibles. il remonte. là, juste derrière ton oreille. du bout de la langue, il te titille le lobe. joueur. il sourit. ferme les yeux. prend plaisir à jouer avec tes envies. il me semblait que tu n'avais pas faim. te lâche-t-il dans un souffle. rauque. suave. et lorsque ses dents se referme sur ce lobe. qu'il tire légèrement. il t'incite à te rapprocher encore. un peu plus. à te coller à lui. sens-tu comme il aime goûter aux délices de ta peau si savoureuse. si douce. si enivrante. ses lèvres reprennent leur course trépidante. l'arrivée. tes lèvres. les tiennes. il t'embrasse. chastement. comme un adolescent qui embrasse pour la première fois. et puis, il se montre plus entreprenant. tout devient plus fort. plus intense. plus fougueux. sa main quitte ta hanche. du bout de doigts, il te caresse. et puis tes seins. petits. il les aime. nils n'a jamais éprouvé une grande préférence pour les gros seins. ça lui fait peur. ces obus. il les préfère petits mais pas trop. juste assez pour tenir dans sa main. il les aime au naturel. il les aime mignons. oh oui. il aime tes seins. et pourtant. contre tout attente. il recule. dieu sait qu'il aurait aimé continuer. tu devrais remettre ta robe. tu risques d'attraper froid. il hausse les épaules. passe à tes côtés. prenant soin de te frôler. de faire courir ses doigts aventuriers sur tes cuisses. tes fesses. et il te laisse là. avec tes envies. seule. pauvre. petite. chose. il jubile intérieurement. tu l'as giflé. alors qu'un homme ne peut rendre la pareille. mais un homme a un égo. une fierté. et pour ce qui est de nils, il est surdimensionné. son égo, tu l'as touché. et il n'a pas aimé. alors, il se venge. à sa façon. il entre dans ce qu'il suppose être ton salon. en effet. il s'aventure. trouve une corbeille de fruit. prend une pomme. croque dedans à pleine dents. il t'entend arriver. il ne se retourne pas. se contentant de faire le tour du propriétaire. c'est plutôt joli chez toi. chaleureux. j'aime bien. ça ne vaut rien à côté de son énorme villa. mais bizarrement, il se sent mieux ici que chez lui. va savoir.
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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Mar 15 Juil - 22:25

“DON'T LOOK BACK IN ANGER.”
Elle était face à lui, Astrid. Elle ne bougeait plus. Sa robe gisait sur le sol. Elle le fixait. Chacun de ses mouvements, à Nils. Son regard, sur son corps presque dénudé. Elle sentait l’éclair de désir qui traversait son regard. Soudainement. Elle ne souriait pas pourtant. Elle attendait. Qu’il rompe cette distance. Entre elle. Et lui. Elle attendait. On pourrait penser, qu’elle a confiance en elle Astrid. Mais au fond, Astrid, ça reste un être un peu fragile, dès qu’on creuse, plus profondément. Et personne, n’a jamais tenté de creuser l’impénétrable. Sauf Cléo. Et maintenant, elle le fuit, comme la peste. Elle fuit son aide. Dont elle a pourtant tant besoin parfois. Ça lui éviterait de faire des ratés. Ça lui éviterait d’être dans ce genre de situation, Astrid. Avec le grand méchant loup qui s’apprête à la manger toute crue. A n’en faire qu’une bouchée. Nils. A chaque pas, qu’il fait. Qu’il pose sur le sol. Son cœur bat un peu plus vite. Son corps se loge contre le sien. Elle a chaud. Sa main, se pose sur sa cuisse. Elle brûle. Un peu. Ses lèvres prennent possession de son cou, à elle. Beaucoup. Elle bouillonne. Elle frissonne. C’est à peine si elle respire, la Astrid. Son souffle sur sa peau lui fait rater un battement. Et c’est à ce moment précis, qu’elle se rend compte qu’elle est faible, Astrid. Qu’elle plie. Facilement. Elle veut faire la grande, Astrid. Parfois ça passe, parfois ça casse. Elle aime passionnément. Elle déteste de tout son être. Elle fait pas les choses à moitié. Y a pas de demi-mesure chez Astrid. C’est tout ou rien. Et en l’occurrence, ce soir. Elle passe de tout, à rien. Ses lèvres contre les siennes. Mouvent ensemble, jouent ensemble. C’est sauvage. C’est addictif. C’est le manque qui la fait revenir. Elle le sait. Maintenant. Le manque de son corps contre le sien, sa bouche contre son cou. C’est le manque. Elle aurait trouvé la force de le renvoyer bien plus tôt, de ne plus jamais répondre, si elle ne ressentait pas ce qu’elle ressent à l’instant présent. Elle ne bouge plus. Elle se laisse faire. Ses paupières sont closes. Elle oublie un instant qu’elle le déteste, Astrid. Ce qu’elle n’oublie pas. C’est qu’elle le désire. Par tous les pores de sa peau. Elle trouve la force de reprendre son souffle, entre deux baisers fougueux. Sa main, puissante, qui joue avec ses longues mèches brunes, dans son dos. Sa main, qui parcoure son corps. Elle ne fait pas même gaffe à ce qu’il lui sussure, dans le creux de l’oreille. Et puis plus rien. Le vide. Le néant. Elle ne veut pas rouvrir les yeux, Astrid. Elle ne veut pas revenir à la réalité. Elle était bien. Là où elle était. C’est difficile. Il effleure le galbe de ses fesses, avant de s’éloigner. Reviens, Nils. Reviens. S’il te plait. Se murmure-t-elle au fin fond de son esprit. Mais c’est fini. Terminé. A trop vouloir jouer, on se brûle, Astrid. On t’avait prévenu. Pourtant. tu devrais remettre ta robe. tu risques d'attraper froid. Oui elle a froid Astrid. C’est la douche glaciale qui s’abat sur elle. Elle tremble, maintenant. Connard. Connard. Connard. Mais c’est sans convictions. Elle n’arrive pas même à le haïr comme il se doit. Astrid, elle referme ses bras contre son corps, qui parait tout à coup bien frêle. Elle s’est fait avoir à son propre jeu. C’est bien fait pour elle.

Il franchit la porte du salon et l’espace d’une seconde. Elle se retrouve seule. Face à elle-même. Elle essaye de se réveiller de sa torpeur, et attrape la première chose qui lui vient sous la main. Elle se couvre avec le châle, et hésite. Elle hésite à le suivre. Elle voudrait rejoindre sa chambre, et aller dormir. Se plonger dans les bras de Morphée. Et se réveiller, demain matin. Et ne plus y penser. Passer à autre chose. Au lieu de ça. Elle le suit, Astrid. Dans son propre salon. Elle a plus réellement de force de contre-attaquer. De démarrer une nouvelle guerre. Du moins pas ce soir. Il l’a refroidit. Complètement. Il lui parle de son logement. Elle n’y prête qu’une oreille distraite. Le silence s’installe, enveloppe la pièce. Avant qu’elle ne le rompe brutalement. Plus doucement, cette fois-ci. Comme si sa voix s’était éteinte. Neutre. Je comprends pas ce que tu attends de moi. Elle avale sa salive. Lentement. Parfois tu m’invites au restaurant, tu me promets monts et merveilles. Et puis parfois je ne suis qu’un simple jouet à tes yeux. Tu m’dis que tu joues la comédie. Je comprends pas. Si t’es là que pour coucher avec moi, pourquoi tu n’en fais rien ? Si t’étais là juste pour tirer ton coup, tu te foutrais de ta putain de fierté. Tu la mettrais de côté. Tu n’penserais qu’à me baiser. Et à repartir. Or, t’es encore là.. A jouer avec mes nerfs. Et puis elle se tait. Presque essoufflée, d’avoir balancer ça d’un seul tenant. Elle se tait. Astrid.

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MessageSujet: Re: don't look back in anger (astrid&nils) Mer 16 Juil - 17:27


désir. haine. envie. souffrance. sensualité. abandon. sentiment. indifférence. incompréhension. totale. nils ne comprend plus. nils comprenait avant. où il voulait en venir avec toi. avant, il te désirait. pour ces courbes. frêles. hypnotisantes. pour ce sourire joueur. malicieux. que tu arborais en sa présence. pour cette crinière. sauvage. qui lui chatouillait délicieusement le visage lorsque, entreprenante, ton visage. ton corps. était, là, juste au-dessus de lui. vision enchanteresse. avant, il te voulait. rien que pour lui. mais nils. nils affectionne trop la destruction. l'autodestruction. mais nils. nils a peur. alors il se retranche dans ce qu'il connaît le mieux. dans ce qu'il maîtrise à la perfection. l'art de faire souffrir. toi. ton impétuosité. ton indépendance. ton autonomie. ton indifférence. avant, il voulait se jouer de toi. te faire comprendre que tu étais à lui. comme les autres. après tout. tu n'es qu'une femme. comme toutes les autres. c'est ce qu'il croyait. mais tu ne rappelais pas. tu ne disais rien. tu semblais te complaire dans ce silence injustifié qu'il t'imposait. tu ne venais pas le supplier. à genoux. tu étais différente. trop différente. alors, nils a commencé à te détester. toi. et tes courbes. toi. et ce sourire. toi. et cette crinière. il les détestait à mesure qu'il les désirait. toujours autant. nils est déchiré. déchiré entre cette envie de te prendre dans ses bras. sentir la chaleur de ton corps contre le sien. nicher son visage dans tes cheveux. et s'enivrer. de ton odeur. de ta douceur. de toi. et cette envie de te jeter. comme un vulgaire objet usé. te laisser là, dans ce vide-grenier, au milieu de ces objets qu'on a aimé mais qui sont dépassés. inconsciemment. ou sciemment. vous êtes entrain de jouer un jeu dont les conséquences vous dépasse. il suffit de le voir. nils. pour qui tout est d'une évidence claire. distincte. aujourd'hui, c'est le capharnaüm dans sa tête. à cause de toi. astrid. ça le dérange. ça lui fait peur. que quelqu'un puisse le mettre dans un tel état.

tu entres. ton corps voilé par ton châle. tu as l'air d'une enfant. une enfant à qui l'on vient d'ordonner de sortir de l'eau. penaude. nils, il regarde par la fenêtre. ce silence. gênant. redoutable. empli la pièce. il sent ta présence. il sait que tu es là. à le regarder. mais il ne se retourne pas. c'est qu'il n'a pas envie de te défier du regard. je comprends pas ce que tu attends de moi. enfin. tu romps ce silence qui se fait trop oppressant. trop lourd. tu le désarçonnes. tu ébranles son indifférence. légèrement. il se retourne. et te fait face. parfois tu m’invites au restaurant, tu me promets monts et merveilles. et puis parfois je ne suis qu’un simple jouet à tes yeux. tu m’dis que tu joues la comédie. je comprends pas. si t’es là que pour coucher avec moi, pourquoi tu n’en fais rien ? si t’étais là juste pour tirer ton coup, tu te foutrais de ta putain de fierté. tu la mettrais de côté. tu n’penserais qu’à me baiser. et à repartir. or, t’es encore là.. a jouer avec mes nerfs. et il te regarde. sans rien dire. sans rien faire. il déglutit. ouvre un bouton de sa putain de chemise qui semble l'étouffer. se passe une main dans les cheveux. en l'espace d'une seconde, il ressemble à ce gosse. perdu. infime. petite. seconde. je sais pas. sa voix est faible. un murmure. un souffle. porté par les vagues. noyé par le vent. ça aurait été tellement plus simple si tu étais comme les autres astrid. c'est ta différence que j'aimais chez toi. ce côté électron libre. il sourit. faiblement. tristement. se rappelant. les premiers instants. c'est aussi ce que je déteste. et pour la première fois de la soirée. de sa vie, peut-être. il est sincère. il se sent un peu mis à nu. comme toi. ce gars lancé en première ligne prêt à se faire tiré dessus. parce que pour nils. la vérité. c'est la faiblesse. se cacher derrière ses mensonges. c'est plus sûr. il reste là. contemple sa pomme. bizarrement, il n'a plus faim. mais par politesse, il en mord encore un bout. le dernier. ce que je veux? me faire aimer. pour mieux t'abandonner. que tu ressentes ce vide. au fond de toi. ce manque. une absence. il hausse les épaules. fait un pas. juste un. je sais pas. peut-être qu'on arrête de se considérer comme de vulgaires objets. peut-être que t'inviter au restaurant voulait signifier ça. au fond. te prouver qu'il n'y a pas que ça. il pointe ton corps à moitié nu. qui compte. tu m'intrigues. crois-le ou non astrid.nils dit vrai. tu l'intrigues. il veut apprendre à te cerner. pour mieux mettre le doigt là où ça fait mal. bien entendu, cela il se garde bien de te le dire. bah oui. ce serait pas marrant sinon.

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